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Richard BOIS

né le 11 mars 1950 à Casablanca.

"Je suis né au Maroc où j'ai vécu jusqu'à l'âge de 10 ans. Donc très marqué par la culture judéo-chrétienne mais aussi par la culture arabe et juive car à l'époque, il y avait une forte communauté juive là-bas.

Je suis rentré en France en 1960 à Toulouse où mes parents se sont installés. J'ai un cursus d'autodidacte. Je me suis orienté vers le commercial. Je m'occupe de recrutement et de formation de V.R.P. sur toute la France dans les dernières années. En 1995, j'ai arrêté cela et je suis retourné à mes premières amours, la restauration. Je travaillais pour des traiteurs toulousains jusqu'à ces derniers temps.

Ce projet, j'ai commencé à le mettre en place en novembre 2000.

Genèse:

Le 1er septembre 2000, je démarrais mon chemin vers Compostelle au départ de Toulouse, étape sur la voie d'Arles....Je passais par le Col du Somport. Au cours - au coeur - de ce chemin, j'ai vécu des moments extraordinaires faits de rencontres avec des êtres humains, de toutes nationalités, marcheurs ou sédentaires, tous hôtes de ces itinéraires, et avec des lieux aussi. Ma motivation était peut-être simplement un désir de meilleure connaissance de soi. Je crois pouvoir dire que faire ce chemin, que l'on soit croyant ou non, pratiquant ou pas, change quelquechose en soi.

Au retour de ce périple est né en moi le sentiment que je n'avais pas fini le route et qu'il me restait quelquechose à aller chercher, trouver. C'est ainsi que peu à peu est né ce projet, courant novembre et décembre 2000.

Très vite s'est imposée à moi cette idée d'unir en un même voyage les villes saintes des trois religions monothéistes, y rajoutant l'idée de compagnonnage avec un représentant de chacune de ces trois religions.

RICHARD

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Mahdi ALIOUI

né le 23 septembre 1967 en France

"Je suis fils d'immigrés algériens. J'ai grandi à Fameck, avenue Mermoz.
1967: 23 septembre, premiers cris...ma mère hurle en me mettant au monde par césarienne. Je m'en souviens comme si c'était il y a 36 ans. Je me suis donc fait discret et tout petit.
1973 à 1977: scolarité à l'école Prévert...école impliquée dans le projet.
1978 à 1981: scolarité au collège "Arthur Rimbaud", maintenant nommé LP" Jean Macé". Le collège Charles de Gaulle sera peut-être partenaire dans le projet.
1982 à 1985: CAP et BEP électromécanique au LP de Knutange. Erreur d'orientation...
1992: première tentative en candidat libre pour passer l'équivalence du Bac. Échec de deux points et demi.
1998: Revanche: MAHDI 2, le retour !
Obtention de mon bac avec mention " assez bien " . Le tout en travaillant la nuit dans un foyer pour sans-abris à Thionville. Et les cours à la Fac à Metz en journée. J'en ai fait des siestes dans les amphis en psycho ! Le Bac, c'était pour passer un diplôme d'éducateur spécialisé.
FIN DE SCOLARITÉ:
et fin de ma " carrière " dans le social en 1999, pour découvrir le monde du câblage informatique et de la fibre optique…jusqu'à ce jour.
MA VIE FAMECKOISE:
c'est les quartiers…j'ai habité 28 ans avenue Mermoz. Beaucoup, trop
( ? ) de temps à zoner dans les quartiers. En parallèle, j'ai travaillé au Club de Prévention comme animateur, pour des camps ou ateliers de travail pour financer des voyages à portée de jeunes disposant de peu de ressources. La musique m'a évité le " dérapage ". Fût un temps où un groupe oeuvrait dans le quartier de la poste : LES RÉVERBÈRES. Petite anecdote : pourquoi le nom de " réverbères " ? parce que quand nous jouions dans le parc et qu'on n'avait pas d'électricité pour les amplis des guitares, un copain électricien nous branchait sur …un réverbère ! Profitant du groupe dans lequel certains nous voyaient comme un ensemble " Blacks, Blancs, Beurs ", nous avons joué pour des causes diverses. Contre le racisme, ou dans des structures accueillant des personnes handicapées par exemple. Sans oublier le TELETHON à Fameck.
A l'époque, qui s'étale sur 5 ans environ, je rêvais de donner une meilleure image de nous, jeunes des cités. Et par la même occasion de faire quelque chose pour faire parler de Fameck pour de bonnes raisons, et rejoindre tous ces gens qui oeuvrent dans l'ombre pour améliorer notre quotidien. Trop jeune, pas assez mature et surtout manquant de patience, j'ai dû revoir mes objectifs à la baisse, après avoir tout de même essayé et avec mes moyens. La vie a suivi son cours, jusqu'à mon 33ème anniversaire. Pour le fêter différemment, j'ai décidé de faire Thionville-Metz, marche populaire de 50 km par les bois. Je suis arrivé à Metz à plat, obligé de porter mes jambes pour monter des trottoirs de 15 cm !!! et je n'exagère pas puisque j'ai dû appeler mon chef et m'absenter une journée. Impossible de marcher !!! et pourtant…8 mois plus tard, après un gros ras-le-bol de ce qu'était ma vie, je me suis retrouvé sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Deux mois et cinq jours de galères, de douleurs, d'ampoules, de larmes, mais surtout de rencontres, de merveilleuses rencontres. Des rencontres qui m'ont amené à me réconcilier avec moi-même, et donc avec le monde. D'où un constat qui s'imposait à moi : il restait de l'humanité en moi et surtout autour de moi. Me restait à savoir la voir. Et si je pensais que mon pèlerinage à Compostelle était l'aboutissement d'une (dé)marche, je comprends maintenant que ce n'était qu'un prélude à une grande aventure pour continuer à me réconcilier avec ce monde dans lequel j'ai parfois tellement de mal à me reconnaître et me retrouver. Aventure qui commence avec la rencontre de Richard, en pleine nuit à Toulouse, à mon retour de Compostelle. A mon retour de " chez moi " ! Destiné à marcher avec Richard, créateur du projet " ENSEMBLE ", je sais que je retourne " chez moi ", à Compostelle, par une route différente. Par une route plus ambitieuse aussi, mais surtout plus généreuse. Mon périple vers Saint Jacques de Compostelle en 2001 était, avant tout, un désir personnel. Samedi 4 octobre 2003, on s'envole pour une aventure dédiée aux autres, à l'Autre. Main dans la main, (façon de parler), avec Richard, nous marcherons ensemble, soutenus pas l'Association " PAIX SANS FRONTIÈRE ", vous et le monde à venir. Plus aussi jeune, plus mature et surtout plus patient, le poids des années aidant, je rêve de pouvoir concrétiser ce vieux rêve qui sommeille en moi. Que ma folie, qui m'a tant fait souffrir, soit enfin constructive ! Grâce à vous, j'en ai l'impression…
MAD* (* fou en anglais !!! )