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né
le 23 septembre 1967 en France
"Je
suis fils d'immigrés algériens. J'ai grandi à Fameck,
avenue Mermoz.
1967: 23 septembre, premiers cris...ma mère hurle en me mettant
au monde par césarienne. Je m'en souviens comme si c'était
il y a 36 ans. Je me suis donc fait discret et tout petit.
1973 à 1977: scolarité à l'école Prévert...école
impliquée dans le projet.
1978 à 1981: scolarité au collège "Arthur
Rimbaud", maintenant nommé LP" Jean Macé".
Le collège Charles de Gaulle sera peut-être partenaire
dans le projet.
1982 à 1985: CAP et BEP électromécanique au LP
de Knutange. Erreur d'orientation...
1992: première tentative en candidat libre pour passer l'équivalence
du Bac. Échec de deux points et demi.
1998: Revanche: MAHDI 2, le retour !
Obtention de mon bac avec mention " assez bien " . Le tout en travaillant
la nuit dans un foyer pour sans-abris à Thionville. Et les cours à la
Fac à Metz en journée. J'en ai fait des siestes dans les amphis en psycho
! Le Bac, c'était pour passer un diplôme d'éducateur spécialisé.
FIN DE SCOLARITÉ:
et fin de ma " carrière " dans le social en 1999, pour découvrir le
monde du câblage informatique et de la fibre optique…jusqu'à ce jour.
MA VIE FAMECKOISE:
c'est les quartiers…j'ai habité 28 ans avenue Mermoz. Beaucoup, trop
( ? ) de temps à zoner dans les quartiers. En parallèle, j'ai travaillé
au Club de Prévention comme animateur, pour des camps ou ateliers de
travail pour financer des voyages à portée de jeunes disposant de peu
de ressources. La musique m'a évité le " dérapage ". Fût un temps où
un groupe oeuvrait dans le quartier de la poste : LES RÉVERBÈRES.
Petite anecdote : pourquoi le nom de " réverbères " ? parce que quand
nous jouions dans le parc et qu'on n'avait pas d'électricité pour les
amplis des guitares, un copain électricien nous branchait sur …un réverbère
! Profitant du groupe dans lequel certains nous voyaient comme un ensemble
" Blacks, Blancs, Beurs ", nous avons joué pour des causes diverses.
Contre le racisme, ou dans des structures accueillant des personnes
handicapées par exemple. Sans oublier le TELETHON à Fameck.
A l'époque, qui s'étale sur 5 ans environ, je rêvais de donner une meilleure
image de nous, jeunes des cités. Et par la même occasion de faire quelque
chose pour faire parler de Fameck pour de bonnes raisons, et rejoindre
tous ces gens qui oeuvrent dans l'ombre pour améliorer notre quotidien.
Trop jeune, pas assez mature et surtout manquant de patience, j'ai dû
revoir mes objectifs à la baisse, après avoir tout de même essayé et
avec mes moyens. La vie a suivi son cours, jusqu'à mon 33ème anniversaire.
Pour le fêter différemment, j'ai décidé de faire Thionville-Metz, marche
populaire de 50 km par les bois. Je suis arrivé à Metz à plat, obligé
de porter mes jambes pour monter des trottoirs de 15 cm !!! et je n'exagère
pas puisque j'ai dû appeler mon chef et m'absenter une journée. Impossible
de marcher !!! et pourtant…8 mois plus tard, après un gros ras-le-bol
de ce qu'était ma vie, je me suis retrouvé sur le chemin de Saint-Jacques
de Compostelle. Deux mois et cinq jours de galères, de douleurs, d'ampoules,
de larmes, mais surtout de rencontres, de merveilleuses rencontres.
Des rencontres qui m'ont amené à me réconcilier avec moi-même, et donc
avec le monde. D'où un constat qui s'imposait à moi : il restait de
l'humanité en moi et surtout autour de moi. Me restait à savoir la voir.
Et si je pensais que mon pèlerinage à Compostelle était l'aboutissement
d'une (dé)marche, je comprends maintenant que ce n'était qu'un prélude
à une grande aventure pour continuer à me réconcilier avec ce monde
dans lequel j'ai parfois tellement de mal à me reconnaître et me retrouver.
Aventure qui commence avec la rencontre de Richard, en pleine nuit à
Toulouse, à mon retour de Compostelle. A mon retour de " chez moi "
! Destiné à marcher avec Richard, créateur du projet " ENSEMBLE ", je
sais que je retourne " chez moi ", à Compostelle, par une route différente.
Par une route plus ambitieuse aussi, mais surtout plus généreuse. Mon
périple vers Saint Jacques de Compostelle en 2001 était, avant tout,
un désir personnel. Samedi 4 octobre 2003, on s'envole pour une aventure
dédiée aux autres, à l'Autre. Main dans la main, (façon de parler),
avec Richard, nous marcherons ensemble, soutenus pas l'Association "
PAIX SANS FRONTIÈRE ", vous et le monde à venir. Plus aussi jeune,
plus mature et surtout plus patient, le poids des années aidant, je
rêve de pouvoir concrétiser ce vieux rêve qui sommeille en moi. Que
ma folie, qui m'a tant fait souffrir, soit enfin constructive ! Grâce
à vous, j'en ai l'impression…
MAD* (*
fou en anglais !!! )
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