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Républicain Lorrain du 9/10/03 TEL AVIV Jérusalem-Compostelle Début de l'odyssée "Tout est O.K., on a les billets, on décolle samedi pour Tel Aviv!. Le rêve prend forme pour le Fameckois Mahdi Alioui. Oui, le rêve, car s'envolant pour cette région du globe au coeur de la tourmente, le Lorrain se veut porteur d'un message de paix. Et de tolérance. Grâce à la nature même de son acte: avec son compagnon de marche, le Toulousain Richard Bois, Mahdi va rallier, à pied, Jérusalem à Saint-Jacques-de- Compostelle. En Israël, le musulman et le chrétien doivent rencontrer deux candidats israélistes pour compléter le trio. Afin de renforcer portée symbolique de leur odyssée. Chemin faisant, ils s'arrêteront dans diverses écoles pour l'expliquer. A chaque fois, ils auront pour mission de mettre en contact les gamins des pays traversés avec ceux de Fameck et de Toulouse. "J'ai rencontré des profs des lycées Jean-Macé, qui sont en train de créer un site Internet, de Saint-Exupéry et des écoles Pasteur et Prévert, explique Mahdi. Qui espère que son aventure ouvrira aux enfants de nouveaux horizons. "En primaire, des petits m'ont même dit: "On vient avec toi, on se glisse dans ton sac à dos!"." TEL AVIV Edition Fameck du 9/10/2003 Des nouvelles de Tel Aviv des deux aventuriers Depuis quelques mois, Le Républicain lorrain s'est fait l'écho du projet préparé par le Fameckois Mahdi Alaoui et son comparse toulousain Richard Bois: relier Jérusalem et Saint-Jacques-de-Compostelle... à pied. Ça y est, ils ont décollé pour Tel-Aviv, l'aventure peut commencer... Dépassement de soi et découverte sont au bout du chemin. Tout autant qu'une belle avancée en terme de tolérance, de compréhension et très certainement d'introspection. L'odyssée se veut complète. Et partagée puisque les deux marcheurs visiteront des écoles dans chaque pays traversé afin de prendre des contacts. Qu'ils transmettront au fur et à mesure des mois et des semaines à des écoliers de Fameck et de Toulouse. Le courrier E-mail doit être attendu à Saint-Ex et Jean-Macé! Pour l'heure, les deux aventuriers ont fait parvenir une première lettre: "Notre avion a atterri à Tel Aviv samedi soir vers 23h30. Ça va, les contrôles ont été vite faits. Malgré l'attentat d'hier à Haïfa, pas très loin d'où nous sommes, l'ambiance est encore assez détendue. Mais il y a bien sûr de l'électricité dans l'air. En demandant un renseignement, on s'est faits rabrouer par un homme visiblement très touché par les événements de la veille. Devant l'ambassade de Chine nous avons fait la connaissance de trois militants, dont un Français, qui manifestaient silencieusement leur mécontentement - en position du Lotus - face au sort que réserve la Chine au peuple tibétain. Des amis à eux faisant de même devant d'autres ambassades. Comme cela un peu partout à travers le monde. En ce qui nous concerne, nous n'avons aucune raison de nous plaindre. En tout cas pas pour le moment, étant donné l'accueil qui nous est fait. Y compris lors de contrôles de sécurité, très nombreux ici. Il est courant de voir des militaires avec la mitraillette en bandoulière. Nous avons un endroit où dormir et manger. Nous avons rencontré un modèle de gentillesse et d'amabilité en matière d'accueil." . |